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LA LETTRE D'INFORMATION

SCoT du bassin de Thau :

Compte-rendu de la réunion publique du 19 septembre 2013

(suite à la remise du rapport de la commission d’enquête)

scot-1Une cinquantaine de personnes (peut-être davantage ?) étaient au foyer des campagnes jeudi soir à 18 h, pour cette 2° réunion publique suite aux conclusions de la commission d’enquête sur le SCoT du bassin de Thau.

A la tribune, deux techniciens ; Jean-Jacques Taillade et Luc Hardy pour le Syndicat mixte, des maires ; Y.Michel pour Marseillan, F.Commeinhes pour Sète, J.Adgé pour Poussan.

Après une rapide présentation vidéo sur le SCoT ; l’historique, les enjeux et objectifs, Y. Michel a développé les conclusions de la commission d’enquête, ses réserves, ses recommandations, reprises dans un document laissé, à l’entrée, à la disposition des participants. Reprenons ces réserves et recommandations :

-sur l’exploitation des mines de bauxite à Villeveyrac, la continuité doit être de règle. Les élus du Syndicat mixte ont repris cette conclusion à l’unanimité.

-la zone du CEDEST à Balaruc-les-Bains ne doit pas être urbanisée. Les élus du Syndicat mixte intègreront cette réserve dans le document final.

-sur la localisation d’un hinterland à Poussan, la commission d’enquête a conclu à l’exclusion de la zone des Condamines, et a recommandé de n’envisager les terres de la Plaine que sur la base d’une analyse économique bien étayée et en fonction de la volonté, affichée dans le SCoT, de décentraliser l’activité économique, même si, la commission note, dans ses développements, que cette volonté est en contradiction avec un autre objectif du SCoT ; la préservation des terres agricoles.

A cet égard, la commission préconise dans ses conclusions de localiser l’hinterland sur la ZIFMAR qui pourrait être remblayé jusqu’à 70 ha, surface alors suffisante pour accueillir la base logistique.

Le Syndicat mixte a pris acte de l’exclusion des Condamines, ne s’est pas prononcé sur la localisation finale du projet, puisqu’il semblait, ce 19 septembre, que Frontignan rejetterait la solution ZIFMAR. Au titre des recommandations de la commission d’enquête, Y.Michel a rappelé, la lutte contre la cabanisation, la protection des paysages comme souci permanent des décideurs, le suivi de l’application du SCoT par le Syndicat mixte. Il a précisé qu’au terme des réunions publiques, à la mi-octobre, le Syndicat délibèrerait sur le document définitif.

La question de l’hinterland a été le principal sujet débattu. Dans un 1° temps, Y.Michel n’avait guère abordé l’alternative de la ZIFMAR, mais les nombreux intervenants ont amené les personnalités à l’introduire dans leurs discours et à aller au fond du sujet. Des particuliers, des représentants du collectif Non à hinterland, des représentants du monde conchylicole, des représentants de Poussan autrement ont posé tout à tour leurs questions et ont émis leurs remarques.

L’accent a été mis sur les contradictions du document et l’absolue nécessité de préserver des terres agricoles, alors que des friches industrielles existent dont la vocation naturelle est précisément d’accueillir ce type d’opération. L’ensemble des arguments pour écarter la Plaine a été balayé, notamment les risques de pollution de La Vène, et, par ruissellement, de l’étang.

Les problèmes ‘’politiques’’ ont été abordés, mettant les élus en face de leurs responsabilités ; si Frontignan ne veut pas, que va-t-il se passer ? Le problème n’est-il pas comparable à ces déchetteries que les communes se repassent entre elles et dont personne ne veut ? Ce à quoi, le maire de Sète a répondu qu’il ne se sentait pas concerné, sa commune accueillant précisément une déchetterie, valable pour d’autres communes.

De la même façon, à la question de savoir pourquoi des terrains vacants, près de la clinique Ste-Thérèse n’avaient pas été retenus, F.Commeinhes l’a balayée d’un revers, en répondant que la destination de ces terrains ne dépendait pas que de sa commune, qu’il y avait d’autres intervenants et des contraintes techniques à prendre en compte. Les techniciens du Syndicat mixte sont intervenus à plusieurs reprises pour rappeler l’historique du projet, le travail qui avait été accompli depuis plus de 8 ans, les enjeux à la clé, et notamment la création d’emplois ; aspect essentiel au regard du chômage que connaît le bassin de Thau.

Certains participants ont alors fait remarquer le flou des études de la Région à cet égard ; suivant l’interlocuteur que l’on a en face, suivant le jour où la question est posée, les réponses sont très sensiblement différentes, comment alors construire un tel projet sur des analyses si fluctuantes ! Ces mêmes participants ont d’ailleurs noté que ces incertitudes sur les chiffres étaient pointées par la commission d’enquête. L.Hardy a répondu qu’en l’état, il s’agissait de constituer une réserve foncière pour être prêt, le moment venu, à répondre immédiatement à la concurrence mondiale dans ce secteur et à capter les opportunités propres à assurer le développement économique du territoire. Il a rappelé que la Région détenait cette compétence économique.

En guise de conclusion, J Adgé est intervenu pour ‘’rassurer’’ l’assemblée en rappelant que dans le PLU, en cours d’élaboration, l’ensemble des terrains concernés avaient été classés en NC, ce qui garantissait le statu quo. A Poussan Autrement, nous savons bien qu’il n’y a là aucune garantie, ce qui est classé aujourd’hui pouvant très bien être déclassé et reclassé demain.

Affaire à suivre, donc…La réunion s’est achevée aux alentours de 20 h.

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