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LA LETTRE D'INFORMATION

1-Une leçon d’histoire : Le marché couvert du Riverain 100 ans déjà ! 2- L’actualité : la halle et le site de la Coopérative…

 

 

1-Une leçon d’histoire : le marché couvert du Riverain 100 ans déjà !

document de travail juillet 2006, jamais publié.
 

Le vin à la française le 14 juillet, la fête des Associations, le lancement de la JOVIVIO, le Téléthon, le Jugement du Carnaval, la dégustation des vins de la JOVIVIO et des concerts, la braderie « Espoir pour un enfant », les soirées théâtre du Strapontin et de la Compagnie du Kiosque de Jacques Brun, les Journées du Patrimoine, la Fête d’Halloween, la Fête de la Musique… autant de manifestations ludiques, festives, charitables ou culturelles qui animent depuis quelques années le remarquable Marché couvert du Riverain.

Naguère objet d’une réflexion pour devenir une bibliothèque selon un plan proposé par François Sergio  sur commande de la « Municipalité Pastre »,… le Marché Couvert, devenu centre d’animation, semblait, pour la Municipalité de Jacques Adgé, devoir rester un immeuble vénérable à vocation de « table d’orientation » pour qui cherche à se diriger dans Poussan et vers les villages avoisinants.

 

 

                               Véritable témoin de la technologie triomphante des matériaux sidérurgiques et assemblages métalliques qui, depuis Eiffel et sa célèbre tour, ont vu le pavillon Baltard de Paris faire « école » avec les Halles de Sète, Montpellier ou Limoux, les Halles de l’architecte Louis Jarre sont l’aboutissement plutôt remarquable à la fois de l’évolution de la structure urbaine de Poussan tout autant que de celle nécessaire pour faciliter et développer le commerce. Mais ce Marché là, un peu comme les étapes des Mairie successives de Poussan, est l’aboutissement d’une évolution séculaire.

 

                Les premiers Marchés couverts de Poussan

Situé en face de la Porte Notre Dame jusqu’au ruisseau de la Lauze, au XVIIIe siècle, un vaste terrain servait de place du marché, soit en patois « lou plan daou Mercat ». Sur ce site, à l’emplacement de l’ancienne Mairie de 1533 (actuel Service Tourisme), la Municipalité fit en 1749 l’acquisition d’une maison[5], revendue 20 ans plus tard à Rouve, meunier, propriétaire du Moulin à vent des Tresses : ce premier « marché couvert » était alors, pour l’essentiel, le point de départ de la transhumance annuelle des ovins et servait de lieu de marquage et de transactions.

En juillet 1769, dans le prolongement de la construction de la Mairie de 1704 et de l’aménagement urbain au droit de la Porte de la Ferrage, dans le souci aussi d’aménager un espace protégé pour les commerçants venant de l’extérieur de Poussan, le premier consul, M. Bastion, met en œuvre la publicité nécessaire au projet de réalisation d’une véritable halle : affiches et éléments du devis dressé par le sieur Baudassé, maçon de Poussan, et surtout du sieur Nougaret architecte à Montpellier, sont publiés à Poussan, Montabazin et Gigean.

Le 13 août 1769, François Bigot[6], serrurier à Poussan, en obtient l’adjudication au prix de 4500 livres avec le concours de 2 maçons poussanais, Terrier et Mazet, experts en plans et devis. Devant l’ampleur de la tâche, Bigot demande le 17 décembre 1769 à Jean Castel, maître menuisier à Sète, de réaliser la charpente et la menuiserie pour un coût de 1225 livres. Le 9 juillet 1770, cette première halle couverte[7] est inaugurée en grande pompe… en même temps que l’Hôtel de Ville est restauré à cette époque où Poussan bénéficie d’une réelle remise en ordre (recensement, création d’un quatrième compoix, agrandissement de la Placette d’en Haut avec puits près du Château Montlaur, mesures sanitaires de la boucherie affermée –rue Mescarié, rue des Mouches).

L’allure de la halle[8] exprime alors cette fière mais courte période : reposant sur des piliers de pierre de taille, elle était couverte de tuiles vernissées de St Jean de Fos avec accrins et anses ; à chaque extrémité de la toiture, une boule maintenait une girouette de fer.

En 1850, M. X. Bouliech et ses conseillers municipaux (Baderon, C. Fabre, Fisquet, Janondy, Rouquette, Vignou, M. Guerguil, J. Dujol, J. Couderc, Héran, Protais Gervais) décident, pour la somme de 258,04 francs de construire un mur du côté nord (narbonnais) de la place couverte donnant sur l’escalier du Rivelin. Le 16 octobre 1850, le Préfet avait accepté la réalisation : les marchands furent à l’abri du mauvais temps avant l’hiver !

Pendant l’hiver 1870 par contre, de trop abondantes chutes de neige provoquent la rupture d’une poutre maîtresse et le déversement du pilier support[9]. Sur la base du rapport de l’architecte Dessalles, le 13 juin 1871, le conseil municipal composé de MM P. Mazet, M. Guerguil, Rd Pujol, Guizard fils, Fabre E., Jean Déhan, Jean Tule, Edouard Brun, Antoine Théron, Jean Séranne, A. Vernet, autorise le Maire M. Malabouche, a effectuer les travaux de réparation nécessaires pour 500 F (votés le 23 juin). L’architecte pronostique alors une durabilité de l’édifice pour 20 ans, laps de temps au bout duquel il faudrait alors le reconstruire.

 

 

                « Le » Marché Couvert : l’émergence du projet

Le 11 août  1883, le Conseil Municipal, sous la présidence du Maire[10], M. Couderc Romuald décide de construire une nouvelle halle sur l’emplacement de l’ancienne jugé approprié. Dès juin 1884, le Maire écrit au Préfet pour obtenir l’autorisation de construire de nouvelles halles cette fois-ci pour dégager le Rivelin[11] et prolonger l’aménagement du Quartier de la rue Neuve… mais 20 ans passent avant toute concrétisation !

Prolongeant la construction de l’école des filles (1888), de l’Hôtel des Postes (1892) et de l’école maternelle (1902), le 19 décembre 1904, le Conseil Municipal décide d’ouvrir l’impasse du Coudou et d’acquérir les maisons insalubres et nécessaires pour les démolir : est voté le principe d’un emprunt de 65000F au Crédit Foncier de France.[12]

 

L’accélération de 1905

Le 19 janvier 1905, le Conseil prend la décision de construire une halle couverte[13] à Poussan qui compte alors 2416 habitants : autour du Maire Tudès, les élus sont MM Dujol, Déhan, Icard, Marquès, Soulié, Fabre, Faustin, Cabanes, Bigot, Chinkirch, Fabre Paul, Rustan Paul, Daupy, Rustan Etienne.

Cette délibération soumise à l’approbation du Préfet dès le lendemain 20 Janvier, prenant  en compte « la demande de toute population », mettant à profit « l’ouverture de rue de 17 mètres de largeur sur 35 mètres de longueur »[14] demande « l’autorisation de construire un marché couvert de 10 mètres de largeur sur 20 mètres de longueur ».

Les plans et devis seront dressés par M. Louis Jarre, architecte à Montpellier, approuvés le 15 mai 1905[15], tandis que, pour la réalisation des travaux, sera souscrit un emprunt de 35000 francs.

Manifestement le projet s’avère d’un réel modernisme : au delà de la fonction « marché », la Halle pourra « servir de salles des Fêtes et pour les grandes réunions publiques ou de Sociétés » ; c’est aussi une opération d’urbanisme répondant aux besoins d’embellissement, de fonctionnalité et d’hygiène, par la destruction d’un îlot de maisons insalubres. C’est aussi, au regard des « Blancs » qui les ont précédés, une affirmation politique des « Rouges » assumant les responsabilités municipales dans un contexte national et régional porteur.

Le 21 août 1905, la Municipalité contracte l’emprunt prévu de 35000 F, auprès du Crédit Foncier de France[16] pour 30 ans à compter du 31 janvier 1906. L’annuité de remboursement, comprenant  capital et intérêt à 3, 85% par an, s’élève à 1977, 36 francs exactement compensée, avec autorisation du Préfet, par le prélèvement d’un impôt extraordinaire de 8 centimes additionnels.

Le 25 août 1905, le Préfet de l’Hérault approuve le projet et ses modalités de réalisation.

 

                La construction

Publié dans le Petit Méridional le 5 septembre 1905, l’appel d’offre propose deux lots[17] :

 

- Le 1er lot de maçonnerie/plâtrerie confronte 5 postulants :

  1. Charles Terroux, entrepreneur en TP à Montpellier (12 rue Frédéric Peysson) recommandé par M. Dufour
  2. tout comme M. Frédéric Planchant, entrepreneur à Poussan
  3. Basile Poujol, entrepreneur à Montpellier  certifié par l’architecte Hubac de Montpellier
  4. Elie Dupuy, entrepreneur de TP de Montpellier (33 Grand Rue) référencé par Louis Jarre
  5. Léon Soulanet, entrepreneur de TP à Sète, recommandé par Nougaret, constructeur des Ponts et Chaussées.

 

Le 25 août 1905, consentant un rabais de 17%, face à ses concurrents qui ne proposent que -1%, Léon Soulanet moins disant, enlève l’adjudication pour 9000 Francs.

 

- Le 2e lot de ferronnerie, menuiserie, couverture, zinguerie, plomberie, peinture et vitrerie voit concourir 3 entreprises :

  1. Bahut Emile et Cie, résidant à Bourges (76 bis av. de la Gare) recommandé par l’architecte Javelle de Dijon, proposant un rabais de 16 %.
  2. Simon Jourdan de Cette (2 rue Lazare Carnot) référencé par l’architecte Chevalier de Cette proposant 13,05 % de rabais
  3. Cros et Cie certifié par l’architecte Lacan de Milhaud et dont le gérant était Raymond Cros, ingénieur des Arts et Manufactures, administrateur délégué de la SA, « les ateliers méridionaux à Montpellier », proposant 1% de rabais.

 

 

Le 8 octobre 1905, Bahut Emile et Cie obtient l’adjudication confirmée le 27 octobre par le Préfet.

Conduite à partir des plans de Louis Jarre approuvés par délibération du 1er juillet 1905, la construction allie le modernisme de l’architecture métallique d’alors (fonte, fer et zinc) de style Baltard, à l’esthétisme du mariage des matériaux (briques peintes, tympan de pierre sculptée, colonnes, socles, marches et seuils de pierre froide, frise décorative, cabochons et écoinçons en faïence polychrome, lames de persiennes en tôles d’acier, fer forgé, zinc, bois…)[18].

Le 15 décembre 1906, assistés de Louis Jarre, Tudes Maire, Joseph Chinkirch et Gabriel Marquès rédigent le procès verbal de la réception des travaux tandis que la réception définitive, comme l’indique la délibération du 15 avril 1907 a lieu le 12 avril de la même année.

Le 22 mars 1907, Louis Jarre, après quelques difficultés de règlement vers Léon Soulanet[19], dresse le décompte définitif de Balue et Cie. Pour un coût global de 29 756, 62 Francs, les honoraires de l’architecte s’élèvent à 1487,85 Francs et ses frais de déplacements en voyage à 675 Francs[20] !

Le 11 décembre 1907, accédant aux plaintes des marchands victimes des courants d’air, le Maire Tudes propose à son Conseil Municipal de « fermer provisoirement en hiver les portes latérales du Marché Couvert » : pour 275 francs, Marius Hubac, serrurier au village est chargé du projet soumis à l’approbation du Préfet de l’Hérault, le 12 décembre 1907.

                                               Dès lors, manifestement parachevé, inauguré dans une relative discrétion, le Marché Couvert du Riverain symbolise fièrement l’accueil de Poussan au centre du village… cette présence est si essentielle que dans la construction de son ensemble d’immeubles, la Société Bouygues a accepté de conserver, depuis le pied de la Mairie, une trouée rectiligne ménageant depuis le haut la vue plongeante… sur le Marché Couvert.

 

 

 

[1] Délibération du Conseil Municipal du….

[2] L’écho de la Robine, Café imaginaire, écrit et mis en scène par Jacques Brun.

[3] Reportages dans le journal, l’Illustration du

[4] Dans le cadre du PLU en cours de réflexion, s’appuyant sur la volonté de restaurer et revitaliser le patrimoine et le centre ancien, le Riverain et la Circulade seront rénovés ; l’objectif est de faciliter la circulation et à partir de l’action « pedibus » ou « piedibus » (conduite à pied des enfants vers les écoles) d’intensifier la fréquentation du Centre Ancien…

[5] Documents d’archives… à préciser

[6] Idem

[7] Idem, cf. plan de situation : à proximité  du Jeu de Ballon, la Halle située devant la Mairie est à proximité de la Porte de la Ferrage où débouche la Rue de la Devalada prolongée par la Grand Rue, alors Chemin de Balaruc, en bordure duquel se dressait l’Hospice de Poussan (actuel 15 Grand Rue)

Cf. plan d’organisation

[8] Idem 

[9] Cf. les croquis de l’architecte Dessalles établissant le constat et la proposition de réparation

[10] Le frère de l’arrière-arrière Grand-Père de Mme Evelyne Bousquet, M. Célestin Gervais, participe au Conseil  décideur de faire du neuf sur de l’ancien. cf. la délibération du 11 août 1883.

[11] Le Rivelin : « lou Ribilin » de l’italien Rivelino, ravelin désignait une avancée en demi-lune dans les anciennes fortifications. En 1909, lors de la réalisation du Trou du Sauvan au Peyrou (agrandissement du chemin de Gigean) ; l’orthographe a évolué alors en Rivelin puis Riverain…tandis que Villeveyrac a conservé son Rivelin !

[12] Cette décision s’accompagne de celle de détruire l’ancienne Halle… ce qui ne satisfait pas tout le monde comme le démontre la pièce nostalgique de René Tulet « Tout Poussan ».

[13] De même la démolition des îlots insalubres exige des dispositions efficaces d’évacuation organisée des matériaux de démolition (cf. les délibérations du 14 janvier 1905 et du 3 mars 1905).

[14] cf. délibération du 15 mai 1905.

[15]  Idem.

[16] Cf. le texte du contrat entre Roger de Trégomain et Jean Tudès, Sous  Gouverneur  du Crédit Foncier et Maire de Poussan.

[17] Cf. affichage de l’adjudication du 8 octobre 1905.

[18] Cf. rapport des travaux supplémentaires par l’architecte.

[19] Cf. les courriers prestataires du sieur Soulanet revendiquant son dû qui tarde à lui être versé

[20] Cf. les décomptes terminaux faits par l’architecte Louis Jarre.

 

L’ancienne Mairie emplacement de « Lou plan daou Mercat » (3ième ) (1533), ‘’halle’’ couverte des ovins transhumants (1749)

La porte Notre Dame

L’ancienne Mairie (2 ième ) (1704) et la porte de la Ferrage

Le plan de localisation de la Halle décidée en 1769 au débouché de la Grand Rue

( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Comparaison plan Cadastre centre historique de Poussan 2019  - 1769

 

Le plan de localisation de la Halle décidée en 1769 au débouché de la Grand Rue

( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

      


La décision de construire la Halle ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

 

Le plan de l’architecte Nougaret ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

L’attribution de l’adjudication à François Pagot ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Une poutre maîtresse rompue, un pilier support déversé : intervention de l’architecte Dessalles ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

 

intervention de l’architecte Dessalles ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

   

  

Vote d’un Emprunt au Crédit Foncier de France sur proposition du Maire de Poussan Jean Tudès (25 août 1905) ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

  


Rapport préalable de l’architecte Louis Jarre - 01 juillet 1905 ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

L’adjudication des travaux publiés en Mairie ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Situation de la nouvelle Halle ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Plan de la façade principale ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Plan de la façade principale ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Plan de la façade latérale ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

 

Plan frontispice et pendule ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Plan frontispice et pendule (détail) ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Plan sous toit ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Chapiteau d’angle ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Plan structure d’une ferme métallique ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Plan structure d’une ferme métallique – détail ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

  


Travaux supplémentaires, Rapport de l’architecte Louis Jarre ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

  


Réclamations de l’entrepreneur Soulanet ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))


honoraires de l’architecte ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

 


Décompte définitif de l’entreprise Soulanet ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Décompte définitif de l’entreprise Soulanet ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Acceptation du lot n°2 Louis Jarre - 10 mars 1907 ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

Les officiels devant le marché terminé – 12 avril 1907 réception définitive ( Source : Archives départementales de l'Hérault (AD34))

 

Les Poussanais devant leur nouveau Marché ( Source : collection privée)

 

Les Poussanais devant leur nouveau Marché ( Source : collection privée)

 

2- L’actualité : la halle et le site de la Coopérative…

 

Laissons les Poussanais décider les 15 et 22 mars 2020 !

 

15 juillet 2019  -  26 novembre 2019 : volte-face du Maire

 

Poussanaises, Poussanais, sans crainte de démentis, nous, les élus de Poussan Autrement, vous invitons à découvrir le saut périlleux arrière de cette étrange majorité unie(?) et si pâle, solidaire pour réaliser cette volte-face mais férocement divisée quand il s'agit de l'expliquer.

 

En connaissant le passé pour mieux construire l’avenir, nous sollicitons votre analyse et vos suggestions pour que nous décidions avec vous :

  • De la fonction de la Halle reconfigurée
  • Du quartier de la Coopérative réinventé

 

15 juillet 2019    Lors du conseil municipal, le Maire sort de son chapeau deux projets très mal "ficelés" (aucune prévision financière – objectifs confus, mal définis) qui surprennent et désorientent les élus de la majorité :

 

 - l'un sur l'aménagement de la Coopérative (après le "plouf" du projet hôtelier validé en mars 2016, qui aurait dû être exécuté à partir de l'automne 2017 et livré en février 2019), projet imaginé autour d'une salle d'activités sportives de 2 000 m2... condamnant à mort l'activité principalement rentable de la MJC, la salle de musculation.

 

 -  l'autre sur l'aménagement de la  Halle dont l'essentiel du programme, au-delà de la réhabilitation extérieure, porte sur la création de toilettes publiques à l'intérieur, symétriques de l'implantation des poubelles devant l'entrée principale.

 

Sur le premier dossier (présenté sans réel plan, sans montage financier, sans précision sur le porteur de projet), le Maire reste sourd à nos questions sur les conditions d'abandon du projet validé en  2016. Sur le second, même réaction. Les élus de cette étrange majorité unie(?) et si pâle cherchent sur leurs portables la surface utile restante en dehors des toilettes. Ils s'interrogent sur l'utilisation de l'intérieur de la Halle (un marché? une salle polyvalente?) et sur le silence complice de l'adjointe au patrimoine, Mme Sanchez. candidate non encore déclarée mais déjà en campagne pour  la succession du maire

 

26 novembre 2019  Lors d'un conseil municipal informel (spécialité poussanaise : conseil d'où les citoyens sont écartés et dont les débats ne sont pas enregistrés), soit quatre mois après, le Maire présente à nouveau les deux projets mais totalement transformés :

 

 - sur le site de la Coopérative, abandon du projet de la salle des sports, retour au projet de 2016. Le Maire, que nous assaillons de questions, avoue que ce projet de 2016 n'a jamais été signé et qu'il entend le faire voter avant la fin de l'année 2019, avec "les presque mêmes porteurs financiers", parce que « c'est SON projet ».

 

Nous demandons évidemment le report de ce vote au bénéfice et sous la responsabilité du nouveau conseil municipal qui sera élu en mars 2020. Nous interpellons Mme Sanchez, l’adjointe au patrimoine, pour connaître sa position. Elle ne dit rien devant le flou sur le porteur du projet, l'absence du montage financier, l'imbroglio juridique du marché non signé en 2016, le commentaire confus du plan et de la répartition des parkings.

 

 - quant à la réhabilitation de la  Halle, le Maire a décidé que « ce projet était tout simplement annulé et qu'il relèverait de la décision du futur conseil municipal quel qu'il soit... ».  Fermé le ban. Silence, là encore, de l'adjointe au patrimoine, Mme Sanchez, et de ses partisans. Nous avons toujours considéré les Halles comme le monument emblématique de Poussan, un élément du patrimoine et de l'urbanisme qu'il faut maintenir et valoriser en lui donnant un rôle essentiel dans la revitalisation du cœur de ville.

 

9 décembre 2019  Ce jour-là, le projet personnel du Maire sur l'aménagement du site de la Coopérative sera présenté au vote du Conseil Municipal (à partir de 19h, à la mairie, séance ouverte au public). Nous nous y opposerons.

 

Trois ans de perdus depuis 2016 ne justifient pas la précipitation d'une décision irresponsable, prise en quelques jours qui ne rattraperont pas les années gâchées depuis l'achat en 2007 de la Coopérative.

 

Que de temps perdu, que d'opportunités et d'occasions perdues ! Tout ceci est rappelé et détaillé dans un dossier déjà considérablement lu sur le site de Poussan Autrement.

 

Il appartient aux électeurs, les 15 et 22 mars 2020, de trancher sur les propositions des candidats, de nouveaux aménagements plus conformes à l'intérêt des habitants de notre commune.

 

Poussanaises, Poussanais, nous vous proposons de nous accompagner dans notre réflexion pour bâtir un projet de réhabilitation/utilisation des Halles et du site de la Cave coopérative.

Venez nous rencontrer le jeudi 12 décembre à 19h, salle Jean Théron, à Poussan.

 

 

Les élus (Pierre CAZENOVE, Fabrice CLASTRE, Jacques LLORCA, Danièle NESPOULOUS, Delphine REXOVICE) et la liste Poussan Autrement      

 

RÉHABILITATION DE L'ANCIEN MARCHE DE POUSSAN EN ESPACE DE VIE CULTURELLE

par François Sergio - 2006

 

État des lieux Plan du Marché en 2006

Projection mentale sans contrainte de tout ordre.

 

          L'.orientation dans la démarche architecturale du projet a été dictée par un réflexe culturel :

Préoccupation de l'intégration du patrimoine dans sa nouvelle destination contemporaine, avec pour objectif: créer un espace transparent tout en sauvegardant avec évidence et conviction la structure métallique existante mise en place en 1906.              ·

La synthèse a eu pour effet de rechercher, d'une part, l'extension des surfaces initialement limitées à 210m² pour une hauteur de 10m environ. L'irrationalité du rapport surface - volume a rendu possible la création d'un étage supérieur. Celui-ci a permis de lancer les terrasses sur les deux rues latérales et sur le perron pour donner au bâtiment une nouvelle dimension à la mesure de son futur prestige, d'autre part, les soucis d'élégance et de modernité ont été les paramètres fondamentaux de l'opération en préconisant pour sa construction des matériaux légers, résistants, esthétiques, contemporains et économiques, manufacturés plutôt de vide que de plein, de grillage "dirait-on".

L'aspect général devrait, en effet, faire penser à une cage d'oiseaux géante au regard de cette nouvelle structure assemblée, soudée, constituée d'appuis, de poutres tridimensionnelles et de métal déployé (l'ensemble du "plancher" devra impérativement être galvanisé comme d'ailleurs tous les éléments d'apport à sa transformation ; l'extension projetée étant de 360 m2. La surface projetée se trouve multipliée par plus de 2,5. La totalité des ouvertures existantes de l'étage seront vitrées et articulées pour permettre d'accéder aux terrasses. La communication entre le rez-de-chaussée et l'étage se fera au moyen d'une rampe hélicoïdale en métal ajouré et galvanisé, idem pour toutes les parois verticales disposées de ci de là dans l'espace pour permettre de présenter les expositions et les informations.

Pour assurer la rationalité sans nuire à la transparence, dans les circulations du public, il est prévu des cheminements sur des allées dallées de pavés de verre qui seront doublés parallèlement aux déambulatoires, grillagés, un éclairage basse tension par spots, installé. Un ascenseur, des aires de repos des toilettes, aménagés. Après concertation le chauffage, l'isolation thermique, la climatisation et la sonorisation de l'espace peuvent faire l'objet d'études adaptées au volume de l'espace et à l'opportunité.

Cette maquette très schématique au 1/100 de "première étude" affirme maladroitement la perspective du devenir de l'intervention, il y manque essentiellement le paramètre : "vision totale ", critère prioritaire et dessein ciblé de l'opération structurale afin d'affirmer sa transformation_ entre le passé et le présent ainsi que sa réhabilitation; l'opacité du carton n’a pas permis de confirmer l’expression désirée. Mais l’étude avancée, après accord de principe, permettra de situer pleinement sa prospective par une maquette plus élaborée, le projet démontera en confirmant la volonté d'unir ostensiblement la structure fondamentale dans son nouveau contexte mais également son adaptation au lieu et à la mémoire, le trait d'union avec concordance du matériau, sans trop de heurts et sans doute sera t'elle dans l'esprit conforme et respective au désirata des maitres d'ouvrage et du public.

A Rez de chaussée existant   210m²
B Étage  210m²
C Terrasses   150m²
Superficie totale du bâtiment après extension A+B+C=  570m²

 

P.S. : L'extension du projet offre aussi la possibilité de couvrir les terrasses latérales.

 

RESTRUCTURATION DU MARCHE DE POUSSAN SOUHAITS DE L'AUTEUR

La réalisation du projet nécessite l'assistance technique d'un spécialiste des constructions métalliques.

Il devra me seconder dans ma mission. Le responsable prendra en charge le levé de l'état des lieux et du dossier de plans techniques d~ construction d'après ma seule projection d'architecture.

Il sera chargé de la consultation des entreprises ou des fournisseurs dans le cas d'une possible intervention des services municipaux.

Il fera établir des devis.

Il sera chargé de me fournir les éléments susceptibles de me permettre d'établir un descriptif détaillé et veiller à la surveillance du chantier pendant son déroulement et devra constamment m'en rendre compte lors des visites fréquentes que je compte y faire en sa compagnie.

En priorité, il devra me rechercher W1 maquettiste qualifié qui se tiendra à ma disposition. pour élaborer ensemble une maquette qui devra refléter "l'ambiance" de l'intervention à l'aide du matériau adéquat, en mettant l'accent sur la transparence du métal déployé, des appuis et des poutres tridimentionnelles, bref de refléter au maximum une réalité afin que le projet soit, à la demande de Monsieur le Maire, exposé pour servir de référence dans les réunions de travail (commodité indiscutable).

 

La phase de travaux intra muros fera l'objet de l'étude conceptuelle de tous les éléments que constituent l'architecture intérieure, par exemple les rangements, les mains courantes. Toutes tentatives de forme associées strictement au projet seront recherchées y compris dans l'ameublement, le choix des matériaux de décoration annexe, etc…    .

Le but est de créer l'unité dans toute chose y compris dans la symbolique, c'est-à-dire dans l’élaboration d'une sculpture à l'échelle proportionnelle du, bâtiment et de son ambition attestant le désir de conformité du Maire de la Commune dans un objectif de création et d'harmonie. avec son serviteur pour le plus grand bien intellectuel de Tous.

 

 

Espace culturel : étude

Espace culturel : avant projet

Schéma perspectif de la structure métal

Aujourd’hui : Le marché couvert du Riverain 100 ans déjà !

 

En effet, a priori inadapté aux normes européennes d’hygiène de sécurité, difficile d’accès pour les véhicules, le Marché Couvert se voyait menacé par l’idée force d’un projet de marché dans l’aménagement du Jardin Public privilégié par les candidats de 2001…

                Aujourd’hui pourtant, au moment même de célébrer le 100ème anniversaire de sa construction, le Marché Couvert bénéficie de travaux de vitrage et très bientôt de sablage et de peinture… et même d’aménagement et adaptation techniques permettant de répondre aux obligations légales d’un marché.  Déjà la fontaine qui pouvait gêner l’accès à l’arrière a été démontée… et une réunion récente en Mairie voyait la Municipalité choisir le CAUE comme assistant  maître d’ouvrage dans la perspective d’un aménagement du Riverain[1] pour y accueillir en sécurité et efficacité un véritable marché en inter-activité avec le Marché Couvert rénové et rendu à sa vocation première principale.

                Au mois d’août prochain, réalisant son rêve et son ambition pour Poussan, Jacques Brun – et sa Cie professionnelle du Kiosque- donnera, remodelée pour la circonstance, une pièce originale[2] célébrant le centenaire du Marché Couvert construit dans un contexte politique et social de crise de la vini et viticulture dont la récente actualité n’est pas sans analogie avec les manifestations de 1906-1907 de Narbonne, Béziers et Montpellier[3]… Dans le même temps, ces festivités seront le signal fort que le Marché Couvert est un élément important du Patrimoine architectural et urbanistique[4] de l’Histoire et de la Mémoire de Poussan.

Ainsi le culturel rejoindra l’économique, les précurseurs de 1905 sont retrouvés par les rénovateurs de 2006 auxquels ils ont ouvert la voie pour construire l’identité poussanaise.

 

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